La capitale gabonaise va accueillir du 30 novembre au 02 décembre 2017, le forum panafricain des jeunes pour la culture de la paix et la prévention de la radicalisation en vue de la création d'un système d'alerte précoce en Afrique centrale.

Organisé conjointement, par le Gouvernement gabonais, l’Organisation des Nations Unies pour la Science, l’Éducation et la Culture (UNESCO), la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), et l’Organisation Internationale de la Francophonie, avec la participation du Réseau Panafricain des Jeunes pour la Culture de la Paix (PAYNCOP), ce forum qui réunira près de 300 participants jeunes nationaux et internationaux a pour objectif de renforcer l’implication des jeunes dans la promotion d’une culture de la paix par la prévention et la gestion des conflits et des violences, en Afrique en général ; et par la création d’un système d’alerte précoce, en Afrique centrale en particulier, en vue de la construction de sociétés plus résilientes et pacifiques.

En effet, ce forum, s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan d’action pour une Culture de la paix en Afrique, adopté à l’issu du Forum panafricain « Sources et ressources pour une culture de la paix » (Luanda/Angola, mars 2013), qui a permis le lancement officiel du Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix (PAYNCOP), dont le Gabon accueille le Siège social.

Pour Max Axel Bounda, Secrétaire Permanent du PAYNCOP, « Le présent projet de « Forum panafricain des jeunes pour la culture de la paix et la lutte contre la radicalisation en vue de la création d’un système d’alerte précoce en Afrique centrale » s’inscrit dans la continuité de celui de décembre 2014, dont l’une des recommandations invitait le Réseau panafricain des jeunes pour la culture de la paix à se réunir dorénavant tous les deux ans, en assemblée générale, à Libreville (Gabon). Cette activité prévue pour être réalisée en 2016, au titre du Programme de participation de l’UNESCO, sous le thème : « La radicalisation idéologique et religieuse des jeunes : un défi à la culture de la paix », en raison de l’importance que cette problématique revêt pour la paix, la sécurité, notamment sur le continent africain.

Car la propagation du radicalisme religieux de Boko Haram est en train de gagner la sous‐région de l’Afrique centrale, via en particulier la région du lac Tchad et l’extrême‐Nord du Cameroun. Du fait de la porosité des frontières, le radicalisme des jeunes pourrait, par ailleurs, prospérer sur l’humus de nombreuses crises politiques non résolues, des difficultés socio‐économiques et de la frustration née du chômage, des atteintes aux droits de l’homme, en somme de l’insuffisance de la gouvernance. De plus, dans le contexte d’accès accru aux technologies de l’information et l’utilisation massive d’internet et de réseaux sociaux, l’Afrique centrale n’est pas, à l’évidence, à l’abri de la radicalisation des jeunes. »

L’un des points fort de ce forum, en dehors de la formation prévention de la radicalisation offerte le Docteur Bakary Sambe, de l’Institut Timbuktu, premier expert du continent en matière de radicalisme religieux et idéologique, le forum sera une étape décisive et fondatrice dans la mise en œuvre dudit projet sous‐régional portant « Renforcement des capacités des jeunes en gestion de mouvements associatifs et création d’un système d’alerte précoce de la jeunesse pour la paix et la sécurité en Afrique centrale » initié par la CEEAC et le Système des Nations Unies.

Dans la dynamique de renforcement du partenariat entre la CEEAC et la société civile en matière d’alerte rapide et de prévention des conflits, notamment dans le cadre du Mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique centrale (MARAC) de la sous‐région, le forum sera principalement l’opportunité de l’appropriation, en vue de son adoption, par les jeunes d’un projet de programme sous‐régional portant « Renforcement des capacités des jeunes en gestion de mouvements associatifs et création d’un système d’alerte précoce de la jeunesse pour la paix et la sécurité en Afrique centrale ».

Ce ambitieux et louable projet qui se veut un rempart à la radicalisation des jeunes dans l’espace CEEAC vise à engager les jeunes pour la promotion d’une culture de la paix et de la non‐violence, en les impliquant dans la prévention et la gestion des conflits et des violences et la lutte contre la radicalisation par la création d’un système d’alerte précoce.

Comme le souligne Jean Pierre Loic Nkulu Atangana, coordinateur régional du PAYNCOP en Afrique Centrale, « ce projet régional contribue également à la mise œuvre de la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui considère « que les jeunes devraient prendre une part active à l’instauration d’une paix durable et œuvrer à la justice et à la réconciliation, et que l’importance démographique de la jeunesse actuelle est un atout qui peut contribuer à instaurer durablement la paix et la prospérité économique… » Cette même résolution note, en outre, que « les jeunes peuvent [..]servir d’exemple pour ce qui est de prévenir et de combattre l’extrémisme violent, lequel conduit parfois au terrorisme et alimente les conflits, empêche le développement socioéconomique et nourrit l’insécurité régionale et internationale. » Cette vision est, par ailleurs, en phase avec l’objectif de développement durable (ODD) 16 et l’Aspiration 4 de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. »

Toutes les dispositions sont prises pour un forum totalement réussi et le comité d’organisation n’attend que les participants.

Pour Ekene Johnpaul Ikwele, Président et coordonnateur régional Afrique de l’Ouest du Réseau Panafricain des jeunes pour la culture de la paix, « cette rencontre de Libreville permettra d’outiller les jeunes membres du PAYNCOP en matière de radicalisation afin que dans leur pays respectifs, ils soient des agents de culture de la paix et de lutte contre la radicalisation. Il constituera également, pour les représentants de la jeunesse des pays de la CEEAC, une opportunité importante de plaidoyer en faveur du projet regional; plaidoyer à soumettre à la 45ème session de la réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) qui se réunira à Kigali (Rwanda), du 04 au 08 décembre 2017. »

Les activités, au cours des trois jours seront essentiellement marquées par des conférences-débats, des séances de formation et bien sûr l’explication des contours du projet « Renforcements de capacités des jeunes en gestion des mouvements associatifs et création d’un système d’alerte précoce de la jeunesse pour la paix et la sécurité en Afrique centrale ».

 

 

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