L’Union africaine s’engage à mieux réussir son accompagnement envers la femme rurale. Le 15 octobre prochain (journée internationale de la femme rurale), elle va inaugurer à Bobo Dioulasso (Burkina-Faso) le tout premier musée de transformation et de modernisation de l’agriculture pour la femme rurale.

Plus besoin de rappeler que les femmes et les filles jouent un rôle majeur et de plus en plus reconnu dans la pérennité des foyers et des communautés en zone rurale. Elles constituent une large part de la main d’œuvre agricole, formelle et informelle, et effectuent la grande majorité des tâches domestiques et des soins - activités non rémunérées - au sein des familles et foyers en zones rurales. Elles contribuent aussi de manière significative à la production agricole, à la sécurité alimentaire et à la nutrition, à la gestion des terres et des ressources naturelles et au renforcement des capacités d'adaptation face aux changements climatiques.

Les nations unies ont déjà tracé la voie en retenant cette année le thème : « Infrastructure durable, accès aux services publics et protection sociale au service de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes et des filles rurales ».

C’est pourquoi à travers ce projet phare à Mme Nkosazana Dlamini-Zuma alors en fonction comme Présidente de la Commission de l’Union africaine, le musée permettra à l’instance continentale de renforcer sa politique d’inclusion envers la femme rurale en facilitant pour elle la mécanisation et la transformation de l’agriculture.

L‘information a fait objet d’une interview exclusive accordée à la presse Empreinte News le 20 septembre 2019 par son Excellence Josefa Leonel CORREIA SACKO, commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine en marge des travaux de la 1ère biennale de Luanda sur la culture de la paix.

Hautement conçu, l’événement mobilisera les pouvoirs publics, la société civile,  le secteur privé, les partenaires en développement ainsi que les bénéficiaires que sont les femmes rurales.

« Nous allons commencer avec l’Afrique de l’Ouest, ensuite ce sera le tour de l’Afrique centrale et les autres régions. Ce sera pour nous une stratégie axée sur l’émancipation de la femme rurale » a promis l’émissaire de l’Union africaine.

 

L’expérience de l’U.A dans la « prévention des conflits autour des ressources naturelles »

La distribution équitable des dividendes des ressources naturelles a été identifiée comme l’un des facteurs majeurs favorisant la cohésion.

Chargée, avec son département,  à promouvoir les efforts de gestion durable de l'environnement et le développement agricole en stimulant le développement de l'économie rurale et la transformation de l'agriculture dans les Etats membres,  Mme Josefa Leonel CORREIA SACKO, commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture de la Commission de l’Union africaine s’est bien retrouvée dans son rôle de partage d’expérience en matière de « prévention des conflits autour des ressources naturelles » retenu comme thème lors de la 1ère biennale de Luanda sur la culture de la paix organisée par l’UNESCO, l’Union Africaine et le gouvernement angolais.

Partageant le même panel avec des références du domaine, l’ancienne la conseillère spéciale du ministre Angolais de l'agriculture est largement revenue sur la stratégie africaine  de lutte contre l’exploitation illicite de la faune et de la flore.

« Cette stratégie est adoptée à Luanda par les Chefs d’Etas et de gouvernements. Nous sommes entrain d’instruire les Etats et nos communautés économiques  régionales pour que la conservation de nos ressources naturelles soient inclues dans le programme national de développement et sur ce, nous pourrons avoir le financement  et le mettre dans le  budget national pour avoir des programmes clé de préservation de nos ressources naturelles. » a-t’elle fait savoir.

Aujourd’hui, s’est rappelée la commissaire, nous galvanisons les femmes dans la production du miel à travers l’apiculture. Nous avons également installé un centre de matériel génétique animal à Bobo Dioulasso (Burkina-Faso) le mois passé. Il y a eu problème de la chenille légionnaire sur le continent et nos travaux ont permis de mitiger et de créer la résilience sur le l’animal dévastateur.

« Nous avons signé avec l’Union Européenne un partenariat sur le projet RURAL AFRICA qui est le fruit des résultats du sommet des chefs d’Etats à Abidjan où les gouvernants n 2017 ont identifié l’agriculture comme source de croissance économique et de sécurité alimentaire. Le travail qui se fait actuellement avec nos experts ce sont  les études prioritaires pour une production agricole moderne, durable et créatrice d’emplois » a professé la diplomate angolaise qui reconnait que la thématique « paix » a été bien choisie parce que, selon elle, « on ne peut pas atteindre le développement socioéconomique de l’agenda 2063 et de  l’agenda 2030 global sur le développement durable si on n’a pas la paix. Avec l’instabilité, nous ne pourrons rien faire. Nous avons des programmes, des projets mais la paix est une des conditions préalable pour pourvoir vraiment transformer notre continent ».

Rappelons que la biennale de Luanda s’est déroulée  autour de trois axes : Forum des partenaires, Forum d'idées/Forum des jeunes/Forum des femmes et un Festival des cultures. Elle a mobilisé du 18 au 22 septembre, d’éminentes personnalités dont Audey Azulay, DG UNESCO, les hauts responsables de l’Union Africaine, João Lourenço le  Président d’Angola, des figures de proue telles que Didier Drogba, A’salfo (du goupe Magic System), Alphadi,  des représentants de gouvernements, de la société civile, du secteur privé, des institutions académiques et des organisations internationales.

 

 

 

 

 

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