Les cent nouvelles années que vient d’entamer L’Afrique se doivent d’être le siècle de sa consécration, avec un développement qui doit être effectif sur tout le continent, d’Afrique occidentale en Afrique orientale, d’Afrique septentrionale en Afrique méridionale. Alors que la plupart des pays du continent Noir célèbrent le jubilé de diamant de leur libération des jougs coloniaux, indépendance qui a rimé avec esclavage, souffrance, puis dictature et autres conflits causés par la manipulation à la veille des indépendances, force est de constater que ces derniers peinent à prendre leurs envols vers des jours meilleurs. Un bilan qui se dresse comme sombre en matière de démocratie, sur le plan économique aussi bien que social, une désillusion que se partagent tous ces pays et encore plus les colonies françaises. Certains semblent se démarquer dans un contexte certes encore assez complexe, comme le Sénégal qui s’est montré remarquable dans le domaine éducatif dès la décennie 90 jusqu’à nos jours. Ses universités s’inscrivent dans la concurrence. Pas du tout étonnant de voir les enseignants de Cheikh Anta Diop, sollicités en Europe comme dans les Amériques … De même, le Burundi n’est pas du reste ; son système éducatif reçoit des éloges. Le pays est en train d’attirer l’attention grâce à son programme très prompt dans plusieurs domaines surtout, celui des nouvelles technologies de la communication.

L’heure n’est certes pas encore au jugement, mais un bilan à mi-parcours s’impose naturellement, parce que la réalité à laquelle nous sommes confrontés montre clairement qu’il y a encore beaucoup de choses à faire et des mentalités à changer, à façonner pour une vraie orientation.

L’Afrique nouvellement indépendante a sans doute commis beaucoup d’erreurs, mais la grande interrogation est de savoir s’il pouvait en être autrement. Cette liberté qui se matérialisait  beaucoup plus par un changement de statut juridique que par des actions concises ne conférait sans doute pas à cette Afrique le pouvoir de décoller facilement et de pouvoir lutter efficacement contre des fléaux tels que : la famine, les pandémies,  la corruption, les guerres civiles, … qui retardent encore le développement tant souhaité.

Nonobstant ce désir commun de faire émerger notre chère Afrique, « le chacun pour soi » et la partialité de certains leaders vis-à-vis des populations constituent  encore un blocage. Un sursaut panafricaniste digne de ce nom doit être de rigueur! Et ceci par une chaîne, allant de la formation de notre jeunesse, l’étude de nos systèmes, la réforme de nos politiques publiques et la mise en application de celles-ci, conduisant ainsi de manière sûre et durable à un nouveau mode de vie.

Nombreux sont ces jeunes qui s’envolent vers l’occident et d’autres horizons en quête d’une éducation meilleure,  une meilleure qualité de vie,  vu les conditions assez pénibles qu’imposent leurs pays d’origine. De cette jeunesse formée,  sortiront les élites et dirigeants de demain, et le mode de gouvernance auquel nous ferons face sera à l’image même de la formation qu’aura reçu cette élite. Alors l’évidence est que si cette élite reçoit cette formation auprès de la métropole qu’est la France pour la plupart des colonies françaises, métropole qui a au moins un siècle d’avance sur les colonies en matière de développement et dispose d’un système éducatif allant dans ce sens avec pour but de réaliser encore plus de progrès, il est évident que ce système dans son état brut n’est pas adapté et applicable à la lettre à l’Afrique qui n’a pas encore totalement fait ses preuves sur la question de la démocratie.

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Ainsi devons-nous avoir recours à la «réadaptation» pour éviter le «conformisme».

Pour ce qui est de la réforme de nos politiques publiques, toutes les couches sociales doivent être concernées. Le procédé le plus plausible serait d’abord de consulter les premiers concernés afin de pouvoir ressortir une solution collective, qui sera soumise à l’expertise des nôtres afin d’avoir en produit fini, une politique totalement polie et adaptée à nos réalités. Il nous faut rompre avec ces méthodes, à la limite archaïques, selon lesquelles l’on décide et met en œuvre des programmes, avant même de consulter ou de prendre connaissance du mal des premiers concernés. Parce qu’au-delà du désir affirmé de se séparer de la métropole et de jouir d’une totale autonomie aussi bien économique que politique, un travail de fond s’impose. L’existence d’un relai entre la base de la pyramide qui n’est rien d’autre que la population et les instances décisionnelles, et ceci par le biais d’une jeunesse capable de faire un rapport fidèle et rationnel est inévitable.

On ne  pourrait cependant pas parler d’enjeux majeurs sans énumérer la cybersécurité et la sécurité alimentaire.

Le concept de cybersécurité qui désigne la sécurité  numérique d’un état transcende le fait de sécuriser uniquement les systèmes d’informations. Contrairement à ce que peut penser une partie de  l’opinion publique, la cybersécurité est multidimensionnelle et prend en compte non seulement les aspects économiques et juridiques mais aussi éducatifs; raison pour laquelle ce secteur mérite d’être suivi d’un œil  pragmatique. Chaque État se doit de mettre en place des dispositifs lui permettant de centraliser et de sécuriser ses données informatiques. Aujourd’hui, avec la révolution digitale à laquelle nous assistons, la quasi-totalité des informations et données sont numériques. Il n’est donc plus à prouver qu’une intrusion par exemple dans une base de données militaire mettrait en péril la sécurité tout entière d’un État souverain, et pour aller plus loin, pourrait être à l’origine d’une crise économique s’il était question d’une institution financière.

Avec un climat très varié, l’Afrique demeure le continent possédant une grande variété de terres agricoles, adaptées à différentes sortes de cultures. Détentrice de 60% des terres non cultivées au monde et d’une population évaluée à 1,3 milliard en 2019 et active à environ 92% (tranche des 15 à 64 ans) selon le système régional d’analyse stratégique et de gestion de connaissances, l’Afrique peine à jouir de la sécurité alimentaire. Cette sécurité alimentaire serait de garantir la disponibilité en quantité et en qualité des denrées alimentaires, leur stabilité et leur accès pour toute personne et à tout moment. Le droit de chaque être humain d’avoir accès à une nourriture saine et nutritive, c’est en ces termes que le FAO décrit la sécurité alimentaire. A sa demande alimentaire, l’Afrique ne répond pas encore au quart. Et pour pallier ce déficit, nous avons recours à des importations massives et dans la plupart des cas de qualité médiocre, d’où la prolifération de certaines maladies autrefois inconnues et par ricochet, une hausse du taux de mortalité. Il n’est plus donc à vanter l’importance de cette agriculture pour le bien-être de nos populations surtout, mais aussi au sein de l’économie et enfin dans le processus de réduction de taux de chômage.

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