Depuis le 12 septembre passé la Haute Autorité pour la Prévention et la Lutte contre la Corruption et les Infractions assimilées (HAPLUCIA) a posé ses valises dans les locaux de la Préfecture de l'Ave.

Sa mission est celle de  voir clair dans la gestion décriée, très peu orthodoxe qui s’y déroule.

Dans cette préfecture semble t-il l’autorité publique s’est spécialisé en détournements des deniers publics en créant un certain nombre d’actes qui génèrent des recettes qu’il n’a jamais imputées sur quelque ligne que ce soit du budget de la Préfecture.

En effet il est reproché au Préfet Awu Kossi de la préfecture de l'Ave de mettre en place un système pour se remplir les poches notamment les autorisations de  transfert des corps (10.000 fr), les passes ou autorisations pour les coups de salves (entre 7500 et 10.000fr selon la nature et la durée de l’événement), les autorisations des fonctionnaires (10.000 fr), le Certificat de résidence (2500 fr), l’attestation de non-logement des fonctionnaires (2000 fr), les autorisations de sortie et d’entrée des églises (5000 fr), l’autorisation d'évangélisation (5000 fr par jour), les camions de sable (1000 fr par passage de camion) ainsi que toutes les recettes liées au foncier en l'occurrence les certifications administratives (10% de la valeur vénale de l'immeuble) et les certifications de procuration qui coûtent des yeux de la tête ainsi que les certifications des droits de propriété souvent rémunérés en nature comme des dons en hectares de terres que le Préfet revend aussitôt. La liste n’est pas exhaustive!

Prévue pour durer treize jours, la mission devrait prendre fin le 24 du mois passé. Mais les inspecteurs qui avaient pris des documents à exploiter, ne sont revenus que dans la journée du 1er Octobre avec un prolongement de la durée de leur inspection. Aussi, et encore une fois, ces enquêteurs de la HAPLUCIA ont-ils la lourde responsabilité de déceler toutes ces différentes sortes d’actes « produits » personnellement par le Préfet en lui demandant les registres depuis sa nomination à la tête de la préfecture de l’Ave afin qu’il rende compte de l’utilisation faite des recettes issues de ces actes.

En plus de cela bon nombre d’observateurs pensent que ce chantier de salubrité publique devrait toucher principalement la subvention qu’octroie chaque année la Société Autonome de Financement et d’Entretien routier (SAFER) à la Préfecture qui est la somme de Vingt millions (20.000.000) de nos francs pour accomplir les œuvres d’utilité publique dans la Préfecture.
Quand ce financement a débuté, le Préfet Awu Kossi avait trouvé une aubaine pour se remplir les poches. Il positionnait des entreprises écrans pour remporter les marchés et si une
entreprise n’est pas proche de lui, elle est simplement écartée par des manœuvres inadmissibles. Certaines entreprises étaient sommées par le Préfet Awu Kossi de remettre l’exécution des marchés déjà gagnés à ses entreprises écrans sous peine de ne plus jamais remporter un quelconque marché à la Préfecture de l’Avé.

Bien évidemment, non seulement certains entrepreneurs auraient « disparu » avec une partie des fonds perçus mais aussi, la réalisation des ouvrages dans ces conditions était très piteuse sur le terrain au point où la SAFER a dû suspendre ses subventions annuelles mises sur pied sur instruction du Chef de l’Etat Faure Gnassingbe.

Certains pensent que ces recettes et subventions peuvent alléger les besoins d’une préfecture complètement exsangue et délaissée dans un piteux état.

C'est ainsi qu'un Comité Ad Hoc,  chargé de faire des propositions d'actions pour le développement durable de la préfecture de l'Avé a été installé pour faire des propositions d'autant plus que ces recettes et subventions peuvent alléger les besoins d’une préfecture complètement exsangue et délaissée dans un piteux état.

Après étude sur le terrain une partie des maux qui rongent la préfecture selon le rapport a été énuméré notamment les problèmes de Chefferie traditionnelle, le manque d'infrastructures, le manque d'eau potable, le
Manque d'Hôpitaux de référence, le manque de grandes Ecoles et de centres professionnels de formation, le manque de bibliothèques, le manque de centres culturels et de loisirs, le
manque de terrains pour la pratique sportive( football, handball, basketball, tennis et autres), la
Pratique de l'agriculture avec des outils rudimentaires, absence de la mécanisation de l'agriculture ,non exploitation des terres cultivables,  la vente à vil prix des terrains ruraux commanditée par le Préfet et certains chefs traditionnels, le manque de centres d'accueil, de salles de séminaires, d'Hôtels, d'auberges, de restaurants.
Aussi le manque d'activités sportives et de compétitions pour détecter des talents dans les pratiques sportives pour les promouvoir sur le plan national et international, le
Manque ou insuffisance d'éclairage des Cantons et villages, le manque de solidarité, le manque d'adhésion et de motivation pour une réussite éclatante de la fête traditionnelle de la préfecture de l'Avé.

 La répression de ces actes de détournements et d’enrichissements illicites du Préfet Awu Kossi servirait de signaux de dissuasion envoyés aux éventuels candidats et constituera à n’en point douter un message sérieux envoyé à la communauté internationale des bailleurs de fonds pour leur signifier  que la lutte contre la corruption au Togo ne se limite pas à des discours politiques.

La descente du Hapulcia dans cette préfecture devra éclairer l'opinion sur l'argent disparu.
Un rapport public vivement souhaité par le comité Ad Hoc composé de journalistes.

A propos

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Contact : +22891616691

 
 
 
 

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