L’association Nouvelle Alternative pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF) ne peut plus supporter les lamentations des populations dont les habitations sont ravagées par l’érosion et ne rien faire.

Profitant du 13 octobre (journée internationale de réduction des risques de catastrophe) elle a démarré mardi un atelier multi acteurs sur la problématique de l’érosion côtière et la situation des victimes. 

La rencontre doit donc son organisation au projet AVENIR "Actions des Volontaires Européens et Nationaux Investis pour la Résilience", mise en œuvre par FRANCE VOLONTAIRE depuis juillet 2019 et qui va permettre de regrouper en 48 heures des élus locaux des communes LACS 1 et 3, GOLFE 6, les députés membres de la commission environnement et Changement climatique de l'Assemblée, les ministères des droits de l'homme, et l'économie maritime, la pêche et la protection de la côte, les communautés victimes, la société civile et le secteur privé.

Le constat est indiscutable et alarmant ; depuis quelques années, les populations vivant en bordure de mer, surtout dans la commune de Baguida, sont mises à rude épreuve de l’érosion côtière. Doévi-Kopé, regroupant les quartiers Agbé-Kopé, Dobara-Kopé et Fiokomé, est un exemple palpable des effets néfastes de l’érosion côtière.

« Cet atelier va nous permettre de dégager des idées pour qu’à la fin, un cadre de concertation soit trouvé afin que les sociétés installées dans la zone soient au quotidien proche du développement du village.» a déclaré Victor KOUASSI, chargé du projet AVENIR à NADDAF-Togo.

Destruction des maisons, abandon de l’école par les jeunes, faute de moyens financiers, disparition de métiers comme la pêche, voilà quelques-unes des conséquences de l’érosion côtière que subissent les habitants de ce village. On dénombre jusqu’à 506 victimes dans la localité, victimes que NADDAF appellent " les oubliés de la côte". Mme Kpatagnon GBEDEDOU est " une oubliée de la côte",  à Doévi-Kopé où Togbui Jean DOEVI, chef de la localité se sent lui aussi désarmé face au fléau.

Veuve, âgée de la cinquantaine, dont le mari était un pêcheur, est devenue, par la force des choses une "sans domicile fixe" puisque sa maison se retrouve désormais engloutie dans la mer. Elle est obligée, de se relocaliser, à chaque fois. « La souffrance est ambiante dans le village, à cause des dégâts de la mer. Je faisais le fumage de poisson. Je ne le fais plus parce que la mer a détruit mes matériels de travail. Je n’ai plus d’activités génératrices de revenus. Je suis la seule à m’occuper de mes enfants. Nous attendons que le gouvernement trouve des solutions à notre situation, qu’il nous vienne en aide », a-t-elle laissé entendre.

Portant la voix de ces derniers, l’association  Nouvelle Alternative pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF), a élaboré des stratégies, en faveur des populations victimes. On peut noter la réalisation d’un film documentaire intitulé "Femmes victimes de l’érosion côtière" et des plaidoyers.

Après cet atelier, NADDAF envisage organiser « un atelier de haut niveau pour que les départements ministériels concernés soient au parfum de ce fléau ».

L’association NADDAF  est une association de droit togolais créé en 2014. Elle est active dans de nombreux domaines et a pour objectif de contribuer à l’instauration d’une société plus juste fondée sur les valeurs de développement économique et de respect des droits humains , de l’état de droit et de l’environnement. 

A propos

EMPREINTE NEWS a son siège dans le palais royal de Togbui ADELA AKLASSOU IV de Bè, à l’étage.
Contact : +22891616691

 
 
 
 

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